saison 5 Episode 3 : Au delà des éspérances
A l’hôpital, Helen reçoit un message sur son portable. Alors qu’elle est tendrement installée près de Nikki. Elle regarde.
« Dis à Nikki que c’est fait ! »
Helen : C’est un message de Patricia… Tu y comprends quelque chose ?
Nikki : Oui, je crois...
Helen : Et ?
Nikki : Reviens près de moi, s'il te plaît. Je vais tout de dire mais promets-moi de ne pas me couper la parole.
Helen : Je n'aime pas cela.
Helen s'assoit sur le lit, Nikki lui prend la main et plonge son regard dans le sien.
Nikki : Il semblerait que Patricia est réussi là, ou je n'ai pu continuer..
Helen : Quoi ? Mais de quoi tu parles ?
Nikki : Chérie, s'il te plaît, laisse moi finir ou je ne vais pas y arriver.
Helen se tait.
Nikki : Tu te souviens que j'avais un plan en tête ? Il consistait à faire croire à Natacha qu'Yvonne était décédée. Elle réintégrait l'aile G. De là, elle ferait tout pour prendre la place vacante d'Yvonne et la mienne. J'avais prévue de ne pas trop venir à l'aile G, et même à la prison, faire courir le bruit d'une possible démission, à cause d'Yvonne... Fenner sur ce coup là, m'a beaucoup aidé... Natacha se ferait un malin plaisir de chambouler tout le monde... Il ne manquerait qu'une confrontation pour que la vérité éclate... J'ai dit à Patricia de faire croire à l'aile G que tu ne reviendrais plus. Natacha, amoureuse de toi, aurait du mal à l'accepter. Shaz et Denny devait la pousser à bout... Une fois à point, je devais arriver avec Yvonne...
Helen : Mais Yvonne est réellement décédée.
Nikki ne répondit pas..
Helen : Quoi ?????? Ne me dis pas que...
Les yeux d'Helen s'obscurcissent, entre colère et incompréhension.
Nikki : Elle s'est réveillée il y a deux jours, juste après que j'ai su par Amanda que le coup porté à la tête, était bien le premier.
Nikki, elle essayait de rester le plus calme possible.
Helen : Non, mais je rêve !
Nikki : Claire et Marion ont tout fait pour que la remise de peine soit effective au plus vite. Et elles ont réussi. Yvonne est non seulement en vie, mais libre aussi !
Helen : Tu es entrain de me dire que tout le monde était au courant... Sauf moi ?
Nikki : Non, chérie, je comptais réellement tout te raconter ce soir là... Mais après ... Tes amies ont pensé que tu avais assez de préoccupation comme cela.
Helen : Et tout cela nous mène ou ?
Nikki : Je n'en sais pas plus, mon amour. Le message de Patricia me fait juste comprendre que Natacha est tombée dans le piège, donc qu'Yvonne doit être à la prison, avec Claire... A part cela, je n'en sais rien du tout, je te le promets !
Helen se lève et commence à faire les cents pas dans la chambre... Elle pense à tout ce que Nikki vient de raconter... Elle n'en revient pas.
Nikki : Chérie, tu me donnes le tournis...
Helen : Et ce n'est rien à côté de ce qui t'attend une fois que tu seras rétablis. Crois-moi ! Me faire croire qu'Yvonne est décédée... A moi ! La faire venir à la prison... Sans moi...
Nikki : Hé ! Tu devais être au courant ! Je n'y peux rien si les filles ont continué...
Helen : C'était ton plan !
Le ton montait de plus en plus.
Nikki : Oui, et alors ?
Helen : As-tu seulement réfléchit aux conséquences ?
Nikki : Les quelles ? Qu'Yvonne décède réellement ? Que Natacha ne pète pas un câble ? Que tu n'acceptes pas le plan ? Que rien ne se passe ? Bien évidemment, mais ce n'était qu'en prenant ce risque que nous pouvions réussir.
Helen : Ton risque ! Car, je te le confirme, c'était bien un risque ! Imagine que le ministère l'apprenne ?
Nikki sourit, même si elle ne devait pas.
Nikki : Apprenne quoi ? Qu'une ex-détenue venait voir ses amies à l'aile G ?
Les regards se croisent...
Nikki : Helen, chérie, j'ai pensé à tout pour que justement rien de te mette en danger !
Helen : Je n'en suis pas convaincu !
Nikki : J'ai toujours tout fait pour te protéger... La preuve ! (En montrant son ventre) Pourquoi ferais-je le contraire pour un stupide plan !
Helen réagit immédiatement. Parler de sa blessure, allait forcément faire mouche. Mais Helen vacillait entre colère et le fait de prendre son amante dans les bras.
Nikki la regardait tendrement. Elle savait très bien qu’un tel regard la ferait définitivement flancher.
Helen : Tu aurais du me le dire.
Et Helen lâcha prise.
Nikki : Je sais…
Les voix redevenait toutes douces. Helen admis que le plan était bien pensé, et que par chance, il avait réussi.
Patricia avait envoyé très rapidement le texto après l’intervention d’Yvonne.
Elle était allée ouvrir la grille de sécurité, pour que les deux femmes soient en face à face. L’inspecteur était également présent pour procéder à l’arrestation.
Natacha : Tu devrais être morte, toi !
Yvonne : Pas de chance…
Natacha : C’était un piége !
Yvonne : Je ne sais pas, on m’a juste dit que tu criais sur les toits que JE t’avais attaqué… Je viens remettre les pendules à l’heure. Même mieux, j’ai porté plainte contre toi ! Tu m’as fait venir dans cette cellule, et tu m’as assommée… Je n’ai rien pu faire à part subir ta folie !
Natacha : Il aurait du t’être fatal !
Mac Cay : Vous reconnaissez donc les faits, mademoiselle Longrave. C’est une bonne chose.
Natacha : Non, ce n’est pas ce que j’ai dit.
Yvonne : Ah si, je crois bien Longrave !
Mac Cay s’approcha de la détenue, pour lui mettre les menottes, elle voulu se débattre. Mark aida l’inspecteur, pendant que les autres gardiens empêchèrent les prisonnières de l’aile G de s’en mêler.
Natacha criait à l’injustice. Suzann alertait pas les hurlements arriva en courant dans la pièce principale, se demandant ce qu’il se passait.
Natacha était bloqué à terre par Mac Cay et Mark, elle bougeait dans tous les sens pour que l’inspecteur n’arrive pas à lui mettre les menottes mais sans grand résultat.
Suzann : Que se passe-t-il ? Natacha, arrête, laisse les faire ! Tu vas te faire mal.
Natacha : Pourquoi ? Pourquoi tu ne m’as rien dit ?
Suzann : Je n’étais pas au courant, je suis désolée...
Patricia : Suzann ! Recule immédiatement !
Patricia se doutant de quelque chose sans réellement savoir quoi.
Suzann : Je ne peux pas la laisser comme cela !
Lui répondit-elle très calmement. Mac Cay comprit lui que la situation était bien trop calme par rapport à ce qui se passait, et que donc, la « Suzann » pouvait très bien tenter une folie.
Mac Cay : Désolée, madame , mais mademoiselle Lought à raison, reculer immédiatement ! (Lança-t-il à l'encontre de Suzann) Mademoiselle Longrave, je vous arrête pour tentative de meurtre sur la personne d’Yvonne Atkins. Et de ce que je sais, d’autres accusations seront portées à votre dossier dans peu de temps !
Suzann : Elle n’y est pour rien, elle est malade !
Mac Cay, Patricia : Suzann ! Recule(z) immédiatement !
Patricia essayait de rester le plus calme possible tout en restant très sévére dans ces paroles.
Natacha : Oui, dis leurs ! Suz.
Suzann : Oui, rassures toi, je vais te sortir de là, petite soeur.
Patricia : Quoi ???
Mac Cay : Menottez moi, celle là aussi immédiatement. J'aimerais entendre ce qu'elle a à me dire...
Natacha : Laissez là tranquille ! C’est à moi que vous en voulez pas à elle.
Suzann : Reste calme, Nat. Surtout reste calme !
Natacha : Non, ils n’ont pas le droit de te toucher !
Suzann : Laisse les faire, Nat. Ils n'ont rien contre moi...
Suzann ne se débattit pas. Elle laissa faire les gardiens. Tout en demandant à sa petite sœur de rester le plus calme possible, pour ne pas avoir mal. Mais Natacha en était incapable, voyant qu'on arrêtait également Suzann, elle commença à se cogner la tête par terre. Mac Cay l’a souleva d’un coup sec, et la sortit de l’aile G s’en ménagement. Il demanda aux gardiens qui tenaient Suzann de les suivre. Il indiqua juste à Patricia qui l'a contacterait plus tard pour lui dire ce qu'il en était.
Patricia demanda à Claire si elle était au courant de quelque chose. C’était quand même elle, qui les avait présenté.
Claire : Non, je connais surtout Anna. C’était mon médecin avant de devenir une amie. Mais Suzann n’est juste que sa petite amie.
Patricia : Quand Helen va savoir cela, je donne pas chère de notre peau ! Il faut que je vois Anna au plus vite. Yvonne, je peux vous laisser quelques temps, ici, à l'aile G, le temps de régler une affaire urgente ?
Yvonne : Oui, pas de soucis. Et puis, je devais leur parler aussi, alors cela tombe bien.
Patricia : Merci bien.
Anna était dans son bureau. Elle resta sans voix quand Patricia rentra dans son office froide et sévère. Elle lui demanda juste de quitter immédiatement Larkhall.
Anna : Tu me demandes de partir, mais puis-je au moins savoir pourquoi ?
Patricia : Suzann vient d'être arrêter pour interrogatoire, elle serait la soeur de Longrave. Tu es la petite amie de Suzann. Je n'ai d'autres choix que de te demander de quitter la prison, immédiatement.
Anna : Quoi ??? C'est quoi cette histoire ?
Patricia : Je viens d'en être témoin !
Anna : Suzann, ma petite amie, la sœur d'une détenue ???? Impossible !
Patricia : Et pourtant !
Anna : Je n'en savais rien, je peux te le jurer !
Patricia : Ce n'est malheureusement pas à moi d'en décider. S'il te plaît, prends tes affaires... Et si j'étais toi, j'irais à la police pour être entendue au plus vite !
Anna : Ok. Merci.
Patricia demanda à Gina d'accompagner le médecin à l'extérieur. Puis elle monta dans le grand bureau. Elle s'assit dans le fauteuil et ferma les yeux. Toute la scène se déroula à nouveau devant elle. Pourquoi n'avait-elle pas vu venir cette histoire ? Nikki avez eu le nez fin, en se méfiant de Suzann... En même temps, comment se doutait que ces deux là, étaient sœur. Il y a des enquêtes aux ministères avant d'embaucher du personnel. Pourquoi rien de tel n'était ressortit ?
Elle se releva, elle devait remplir au plus vite le rapport sur ce qui venait de se passer. Helen voudrait le voir, dès qu'elle serait mise au courant, c'était certain.
Pendant ce temps, Yvonne dans l'aile G demandait le silence. Elle souhaitait parler à toutes les filles de l'aile G !
Yvonne : Je souhaitais vous remercier pour ce que vous avez fait. De ma part, mais également de la part de Nikki. Sans vous, tout cela n'aurait peut-être pas marcher. Je tenais à vous dire autre chose aussi... Cette aile a toujours fonctionné avec des détenues qui voulaient prendre le contrôle... Shell, Nikki, moi aussi, bref, c'est dangereux, vous en avez eu la preuve ces derniers jours... S'il vous plaît, ne continuez pas sur ce terrain là. Si vous voulez purger votre peine tranquillement, rien ne sert d'avoir du pouvoir sur les autres... Surtout que depuis un moment, un réel travaille est fait par l'équipe en place, pour que tout aille le mieux pour vous ! Que vous soyez là pour meurtre, drogue ou vol, il ne sert à rien de jouer à qui est le plus fort, on est toutes dans la même galère, il ne sert à rien de prendre le risque d'y perdre la vie ! Croyez moi, j'en ai fait les frais ! Et pas qu'une fois !
Toute l'aile G applaudit ce petit discours d'Yvonne. Elle n'avait pas tort. Shaz et Denny la prirent dans leurs bras.
Et puis les questions commencèrent : « Depuis quand était-elle réveillée ? Est-ce qu'elle avait vu Nikki ? Comment allez Laureen ? Qu'est-ce qu'elle allait faire maintenant ? »
Yvonne essaya tant bien que mal de répondre à toutes les questions, mais cela faisait beaucoup d'émotion pour Yvonne, elle vacilla un peu. Claire pensa qu'il était temps pour elle de partir... Yvonne promit aux filles qu'elle ferait son possible pour leur donner des nouvelles aux plus vite !
Claire demanda à monter dans le bureau de Patricia avec Yvonne avant de partir pour l'hôpital, rejoindre Nikki et Helen.
Patricia venait de finir son rapport... Son visage était marqué par la fatigue et l'inquiétude.
Claire : Tu as une tête à faire peur...
Patricia : Oui, je me doute. Helen me manque dans ces moments là, quand même.
Claire : Avec ce qui vient de se passer, je ne suis pas sûr que tu veuilles réellement la voir, maintenant...
Patricia : Ne m'en parle pas, j'angoisse déjà... Je sais que Nikki a du lui expliquer pour le plan... Mais ça !
Yvonne : Connaissant un peu, Helen, oui, je crains également que nos oreilles sifflent pendant longtemps...
Patricia : Il faut vraiment qu'on aille la rejoindre ? On ne peut pas aller ailleurs ?
Claire : Non, je crois que nous n'avons pas le choix... De toutes façons, on risque de se faire rappeler à l'ordre... Allez, courage, allons à l'abattoir !
Plaisanta-t-elle.
Loin du tumulte de la prison, les deux amantes écoutaient Amanda leur parler des résultats des examens de Nikki.
Amanda : Tout va pour le mieux, vous réagissez super bien, Nik. Je pense que demain, vous pourrez recommencer à manger normalement.
Nikki : Oh, c'est une bonne nouvelle cela !
Helen : Oui, c'est génial.
Amanda : Que diriez-vous d'essayer de vous lever, sans forcer, maintenant ?
Nikki : Si je peux, oui.
Amanda : Ok, on va essayer. Vous pouvez m'aider ?
Helen : Helen, appelez moi Helen..
Amanda : Ok, Helen, prenez son bras là.
Elles pivotèrent doucement. Nikki souffrait un peu mais ne le montrait pas vraiment. Elle voulait arriver à se lever. Elle y était presque quand la porte de la chambre s'ouvrit !
Yvonne : Tous ses efforts pour moi, chérie, il ne fallait pas !
Yvonne éclata de rire, et Nikki faillit glisser... Heureusement, Amanda la retenue fortement et la rallongea sur le lit !
Nikki : Yvonne !
Amanda : Bon, je crois que ce n'est plus le bon moment. Je reviendrais plus tard ! Et s'il vous plaît, ne la fatiguez pas trop ! Helen, je vous fait confiance pour mettre de l'ordre...
Helen accepta du regard.
Nikki : Alors il paraît que la Longrave est tombé ?
Yvonne : Oh oui ! Mais pour les détails, je crois qu'il vaut mieux que vous voyez cela avec Patricia, parce que... Bref, elle vous le dira, cela vaut mieux.
Helen : Pourquoi que s'est-il passé ?
Patricia rentra à son tour...
Patricia : Euh ... Tu es sûr que c'est le bon moment ?
Helen : Déjà que grâce à Nikki, je ne vous tiens pas rigueur de ce plan douteux... N'en rajoutez pas !
Patricia : Bon, alors que tout le monde s'assoit. Nikki, je vais avoir besoin de toi sur ce coup là...
Nikki : Ah bon ?
Patricia : Oh, oui ! Tu as eu le nez très fin, et nous, on a strictement rien vu…
Helen : Bon, tu vas me dire ce qu’il se passe ?
Patricia : Nikki avait des doutes quant au agissement de Suzann…
Helen : Oui, mais je ne vois pas ce que cela vient faire la dedans…
Patricia : Elle avait raison. Quand Natacha a été arrêté, Suzann s’est dévoilée. Elle est la sœur de Longrave.
Nikki : Quoi ?
Helen : Quoi ??? Tu veux dire qu’on aurait embauché un membre de la famille d’une prisonnière ? Une possible criminelle ?
Patricia : Oui ! Et personne n'a rien vu.
Helen : Claire ?????
Claire : Hé ! J’en ai déjà discuté avec Pat. C’est Anna que je connaissais pas elle !
Helen : Nikki ! Tu vois, il fallait que cela tourne aux désastres !
Nikki : Attends, chérie ! Imagine surtout que rien ne se passe et qu’elle aide plus tard Longrave à s’évader…
Helen : Ouais, trouves une bonne excuse ! Tu as plutôt intérêt !
Patricia : Helen, tu es injuste là, grâce à ce plan, elle a fait tombé une criminelle, mais à également mise à jour un possible complot, c’est pas si mal quand même !
Helen : Peut-être, mais quand le ministère va savoir cela...
Nikki : Quoi le ministère ? Ils font des enquêtes pour savoir qui travaillent dans leurs prisons, et ils n'en ont rien su. Et puis je te rappelle que c'est mon nom qui est sur ce dossier. C'est moi qui est fait embaucher Suzann ! Vous n'avez fait qu'appuyer mes dires... Si l'administration décide de faire tomber quelqu'un ce sera moi, la lesbienne qui a tué un flic !
Helen : Nikki !
Patricia : Helen, elle n’a pas tort…
Helen : « Shit » ! Même si… Je n’accepterais jamais que tu perdes ton post, on t’a poussée à faire cela.
Nikki : Et si tout simplement, on attendait de voir ce que l’enquête va donner ? De toutes les enquêtes qui ont été mené, personne n'a su qu'elles étaient sœurs...
Yvonne : Je crois que je vous dérange…
Sentant que la discussion pouvait s'envenimer...
Nikki : Non, pas du tout, désolée… Juste un petit moment de crise…
Helen : Non, Yvonne, je sais que vous veniez voir Nikki. Sincèrement désolée, de vous avoir embarquer là dedans.
Yvonne : Tout cela était aussi pour prouver que je n’avais pas attaqué Longrave en premier. Maintenant si vous voulez mon avis, rien ne pouvait laisser penser que ces deux là se connaissaient…
Claire : Je m’en veux… Et alors Marion quand elle va savoir ….
Patricia : Tu n’as aucune raison, tu ne pouvais pas savoir tout comme nous !
Nikki : Celle qui est le plus à plaindre c’est Anna, si elle est vraiment au courant de rien, elle perds un travail et son amante !
Helen : Alors là, rien à faire ! Le pire, si tu veux savoir, c’est surtout que Larkhall n’a plus de médecin !
Nikki : Nous sommes dans l’endroit rêver pour trouver quelqu’un d’autres rapidement, mon amour…
Helen : Ne plaisante pas avec cela, Sweety, ce n'est pas le moment !
Nikki : J'ai au moins droit à un mot gentil.
Elles se regardent, mi tendresse, mi colérique.
Patricia : Et que va-t-on faire, alors ?
Pour essayer de calmer un peu l'atmosphère.
Helen : Rien et attendre. Nikki ne peut être convoquer tant qu'elle est dans cette état. Et si nous montons au créneau c'est que nous trouvons cette histoire importante, hors, si le ministère et ses supers enquêtes n'ont rien vu... Nous non plus...
Patricia : Dans le dossier, il faut que Nikki explique tout simplement qu'une fois Suzann dans la prison, son comportement lui a paru étrange... Et que le plan était avant tout par rapport à ses doutes là...
Helen : Ils souhaiteront qu'une tête tombe si l'affaire s'ébruite...
Nikki : Ils prendront la mienne, Helen, c'est tout !
Helen : Oh, non ! Patricia a raison, si tu n'avais pas agi comme cela... Personne ne sait réellement ce qu'il se serait passé... Et si il le faut j'irais leur dire moi même !
Claire, toujours présente, se dit qu'elle devait rentrer et tout raconter à Marion. Elle tenterait de contacter Anna, aussi. Elle ne pouvait pas la laisser ainsi, et refusait de croire qu'elle pouvait être au courant... Patricia aussi désirait rentrer, cette histoire l'avait passablement épuisé.
Nikki : Merci d'être passer, les filles, même si les nouvelles n'étaient pas si bonne que cela...
Patricia : Non, crois moi c'est une très bonne chose ce qui vient d'arriver.
Helen : Oui, même si, nous ne savons ce qu'il va arriver par la suite...
Tout le monde partit, laissant les deux amantes en tête à tête.
Helen : « Shit, shit, shit »
Nikki : Mon amour, je suis sincèrement désolée. Je t'avais dit que quelque chose me gêner. Certes j'étais loin de me douter que...
Helen : Et moi qui est prit cela pour une jalousie mal placée...
Nikki : Cela aurait pu être...
Helen : Chérie, depuis que tu travailles à Larkhall, tu as vu juste sur beaucoup de chose. J'aurais du t'écouter.
Nikki : Tu la voulais tellement ton équipe... Et je voulais tellement te faire plaisir...
Helen : Oui, et regarde ou cela nous mène ?
Nikki : Mon amour, cela nous emmène à une superbe maison ou nous allons habiter ensemble, un petit nid douiller ou nous parlons de tout, sans arrière pensée... Et nous éviterons que de tels événements se reproduisent à l'avenir.
Helen : Oui...
Nikki : Allez viens là. Il me reste un peu de temps avant le repas du soir...
Helen tout en douceur réussi à se coucher prés de son amante. Nikki l'a serra fort dans ses bras, en déposant un baiser sur son front. Helen ferma les yeux, et s'assoupit, éreinter par tout ce qu'elle venait de vivre depuis deux jours et rassurez d'être dans les bras de son amante.
Au commissariat, Mac Cay interrogeait Suzann, mais la psychologue restait impassible. Toutes les questions qui lui posaient rester sans réponse. Impossible de savoir l'enfance, la relation, les liens intimes, rien... Et il était bien embêter parce que finalement, il n'avait rien à reprocher à Suzann, à part d'être la possible sœur d'une détenue, et d'avoir tout fait pour être prés d'elle. Sa dernière cartouche était de trouver un lien entre elle et l'emprisonnement de Longrave...
Surtout que une nouvelle fois, Natacha allait être accusé de tentative de meurtre, ajouté à sa peine pour Atteinte involontaire à la vie, sa peine allait doubler, si ce n'est triplé à cause d'une possible récidive...
Il reçu un coup de fils de Patricia, qui venait aux nouvelles. Il proposa de la voir dans l'heure dans un bar dans le centre de la ville. Elle accepta.
Amanda rentra dans la chambre. Helen et Nikki s'était endormie dans les bras l'une de l'autre... Elle devait vérifier une dernière fois si tout allait bien avant de terminer son service. Mais elle n'osa les déranger. Elle s'arrangea pour dire aux aides-soignantes et l'équipe de nuit, de ne pas les déranger. Certes, il n'était pas permis qu'une visite reste toute une nuit, mais là, c'était un cas exceptionnel puisque la visiteuse était enceinte... Avec les émotions qu'elle venait de subir, il ne valait mieux pas qu'elle reste seule chez elle... Et puis elles étaient tellement belles toutes les deux...
Patricia apprit donc que Suzann pourrait être libéré dès demain si rien n'était retenue contre elle. La directrice de Larkhall tomba des nues mais surtout s'inquiéta pour ses amies. Si Suzann avait su si bien trompé tout son monde, de quoi était-elle réellement capable ? Mac Cay rassura Patricia, bien évidemment, toute l'équipe serait en surveillance rapprochée, il était persuadé qu’un criminel, un jour ou l'autre, faisait une erreur... Patricia n'en cru pas un mot... Pas après tout ce qu'elle et ses amies venaient de subir...
Le lendemain.
A la première heure, Patricia téléphona à Helen.
Patricia : Tu as dormis à l'hôpital ?
Helen : Oui, j'en ai bien l'impression. Je vais venir à la prison ce matin. Il faut juste que je passe chez moi prendre une douche et me changer.
Patricia : Ne va pas chez toi, je n'ai pas eu le temps de faire venir des nettoyeurs...
Helen : C'est pas grave.
Patricia : Si. Téléphone à Claire... Je m'en occupe tout de suite.
Helen : Ok, merci.
Patricia : Il faut que je te parle, j'ai vu Mac Cay hier soir.
Helen : Je n'aime pas cela ...
Patricia : Et tu as raison... A tout à l'heure.
Enlacées, elles avaient du mal à se quitter, surtout après cette nuit de tendresse.
Helen : Il faut que j'y aille.
Nikki : Je sais...
Nikki laissa difficilement partir sa bien aimée. Mais il fallait maintenant qu'elle s'occupe aussi de sa remise en forme, selon les dires d'Amanda. Alors elle commença par se lever, et accompagner Helen jusqu'à l'ascenseur ou elles s'enlacèrent tendrement, et échangèrent un long et langoureux baiser.


Commentaires
louppy le 17/06/2008 à 04:05:42wow,c'est impressionnant de voir que vous noubliez pas les petits détails qui fait que votre histoire se tienne épisode après épisode.merci beaucoup,j'aime bien vous lire.
LisaMour le 17/06/2008 à 06:08:23
Merci bien louppy !
J'essaie de penser à tout, ce n'est pas toujours évident, mais c'est important !
ps : Vous verriez mon bureau, c'est plein de petit papier, de note... Pfffff ! lol