Saison 4 Episode 8 : Retrouvailles

Nikki refusa qu’Helen rappelle Karen. D’un parce qu’il était tard, et d’une autre, elles avaient, elle même, une discussion en cours. Une fois, allongées, Helen s’excusa d’avoir agi ainsi. Même si, Nikki n’avait pas forcément vu les actions de son amante.

 

Nikki : Je n’arrête pas de te dire que les choses sont différentes, maintenant. Il n’y a pas que pour toi, que notre relation a changé beaucoup de choses. Helen, tu as toujours eu confiance en moi. C’est toi qui m’a poussé  à faire tout ce que je fais, et ce depuis notre première rencontre. Tu as su voir en moi, bien plus loin que ce que moi-même je voyais. Continues à avoir cette confiance en moi, parce que crois-moi, plus jamais je ne ferais quelques choses que tu puisses regretter.

 

Helen : Doux-cœur, je suis sincèrement désolée. Je n’ai jamais ressentit ce que j’éprouve pour toi. Et c’est tellement fort que parfois, je ne réagis pas comme il le faudrait. J’ai tellement peur de te perdre. Peur de ne plus avoir ce sentiment si intense en moi…

Nikki : Garde le bien au chaud, mon amour, parce que je peux te promettre qu’il va y rester un moment, là, dans ton cœur.

 

Elle pose sa main sur le cœur d’Helen. Leur regard s’intensifie comme bien souvent quand elles sont seules… Elles s’embrassent passionnément, rassurées de leur troubles de la soirée, et plus fortes encore pour l’avenir.

 

Le lendemain, elles arrivent ensemble et en retard à la prison. Avec le même simulacre que la veille. Helen dépose Nikki, quelques rues avant, elle fini à pied. Il va falloir qu’elles trouvent autre choses, un jour, il y a bien quelqu’un qui verra leur manége.

 

Nikki retrouve Patricia, non loin de son bureau.

Patricia : Alors, comme cela va aujourd’hui ?

Nikki : Très bien, merci et toi ?

Patricia : Nuit calme. Tout le monde parle de toi. Je pensais vraiment pas, que tu étais si appréciée que cela, parmi les détenues.

Nikki : Je n’ai rien fait pour, je te rassure.

 

Helen arriva peu de temps après avec une pile de dossier pour Nikki.

Helen : Je pense que c’est des cas intéressant pour toi…

Nikki : Hum, tu veux donc que je reste enfermer toute la journée dans ce bureau ?

Helen : Tu n’es peut-être pas obligée de tout faire en un jour.

Nikki : Mais madame la directrice, il est hors de question que je fasse cela en un jour de toutes façons !

 

Sourire de rigueur, comme toujours.

Puis Helen demanda à parler seule avec Patricia. Nikki comprit que c ‘était en rapport avec le coup de téléphone de Karen.

Nikki : Je vous en pris, mesdames, j’ai de quoi faire pour la matinée, je crois…

Patricia : Si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésites pas. Que tu es au moins une alliée compatissante à ton malheur ici !

Nikki : Ca, c’est gentil !

 

Nikki s’enferma donc dans son bureau et commença à lire les quelques dossiers, (15) que son amante lui avait si gentiment emmené.

 

Effectivement, Helen voulait appeler Karen, mais comme elle avait parlé de la prison et de Fenner, la directrice préférait que Patricia soit au courant de tout. Si Karen décidait de revenir à Larkhall, les choses changeraient peut-être, et pas forcément dans le sens ou le voulait les deux jeunes femmes. Elles devaient donc en parler avant.

 

Mais Patricia pensait que même si Karen serait là, il n’y aurait aucun changement. Tout simplement parce qu’en tant que directrices de Larkhall, toutes les deux, elles auraient beaucoup plus de poids. Tant qu’Helen ne serait pas de quoi il en retournait vraiment, la discussion ne servait à rien.

 

Nikki après avoir lu cinq dossiers, n’en pouvait plus. Certes, Helen avait raison, c’était des cas très intéressant. Des nouvelles détenues, de différentes ailes, première condamnation, et le but était que ce soit la dernière. Ce n’était pas pour des graves délits, et le maximum de peine devait être de 5 ans. Nikki pensait au vu de ce qu’il y avait dans le dossier qu’avec l’aide de Claire, elle pourrait descendre la sentence à moins. Enfin, cela elle n’en savait rien, mais elle appellerait Claire.

 

Il était tant d’aller faire un tour à l’aile G. Ses amies devaient être entrain de se la couler douce, alors qu’elle bossait, ce n’était tout de même pas sérieux.

 

On lui ouvrit les grilles, les unes après les autres sans soucis, grâce à son badge. Et cela l’a faisait beaucoup rire.

 

Les julies : Nikkiiiii, alors tu as bien dormi ? Comme cela fait plaisir de te revoir !

Nikki : N’en prenez pas trop l’habitude quand même…

Babs : Bonjour Nikki.

Nikki : Viens par là, toi.

 

Elle l’a prit dans ses bras.

Nikki : Alors comment vas-tu ? Ils te font pas trop de misère les gardiens ?

Babs : Non, toujours pareil, juste..

Nikki, Les julies, Babs : Peau de vache !

 

Elles sourient. Elles s’assoient autour d’une des tables dans la pièce commune. Et les questions reprennent.

Nikki : Oui, la vie est génial. Je n’ai pas à ma plaindre.

Les julies : Et les amours, sérieusement, comment vont-ils ?

Nikki : Au beau fixe, vous me connaissez enfin !

Les julies : Ah, oui, c’est qui ? Tu l’as rencontrés dès ta sortie ? C’est Trisha.

Nikki : Oh la, les filles vous êtes bien curieuse ? Ce n’est pas Trisha, mais vous ne serez pas qui c’est. Je garde un peu d’intimité, si cela vous dérange pas.

Shaz : Je me dis que j’aimerais bien un jour sortir d’ici.

Nikki : Si j’y suis arrivée, Shaz, tu peux y arriver aussi.

Shaz : Pas avec ma perpétuité.

Nikki : Tu sais, je n’étais pas loin de cela aussi. Et pourtant regarde, je suis libre. Je vais m’occuper de ton cas. Et qui sait avec un peu de chance, tu pourrais sortir en même temps que Denny…

Denny : Ce serait génial, ça !

Nikki : C’est mon boulot, les filles, maintenant. Alors croyez-moi, si je peux vous trouvez une solution, je le ferais sans hésiter ! Mais pour cela, il va falloir me promettre de jouer franc-jeu avec moi, et surtout d’arrêter les bêtises. Surtout toi, Shaz, je me souviens encore du coup des toilettes et autres trucs du genre…

Shaz : Si c’est pour continuer à être avec Denny, je suis prête à tout.

Nikki : Voilà une bonne chose.

 

Barbara arrive avec une tasse de thé pour son ancienne copine de cellule.

Babs : Je me doutais que tu n’irais pas t’en chercher une dans la salle des gardiens…

Nikki : On ne se refait pas, j’ai jamais vraiment aimé cet endroit ! Ni les personnes qui y gravitent d’ailleurs.

Babs : En tout cas, cela nous fait vraiment plaisir de te voir !

 

Les choses auraient pu en rester là, mais c’était sans compté, sur Maxi et Al McKenzie, sa comparse de toujours.

 

Maxi : Moi, ça me plaît pas du tout que tu sois là ! Et avec quelques potes, on s’est dit qu’on allait foutre le bordel, pour ne plus que tu viennes.

Nikki : Cela m’ étonne pas de toi.

 

Tous les détenues se sont écartées. Yvonne voit la scène du haut de son troisième étage, et décide d’intervenir : « Il est bon temps de lui régler son compte une bonne fois pour toute ! »

Shaz essaie de se mettre devant Nikki pour la protéger.

 

Mais Nikki intervint immédiatement pour empêcher ses deux amies de faire le moindre geste.

Nikki : Non, les filles. Pensez à ce que je vous ais dis.

 

Mark qui arrivait dans la pièce commune repartit aussitôt avertir ses collègues, Di appela la direction.

 

Nikki : Hé les potes à Maxi, vous comptez vraiment faire une telle connerie ? Pour celles qui étaient présentes lors de la dernière, cela ne vous a pas suffit de rester enfermer une semaine en cellule ? Et pensez à une chose…

Maxi : Ta morale ne sert à rien, on veut ta peau, c’est tout !

Nikki : Et à quoi te servirait-elle ? Je n’ai plus rien à voir avec cet endroit, et si tu me crois assez stupide pour y retourner, tu te fourre le doigt dans l’œil, bien profond ! Mais dis toi une chose, je fait partie de l’administration maintenant, et s’il m’arrive quelques choses, ce n’est pas un petit rallongement de ta peine que tu vas avoir…. Et vous aussi…

 

Nikki regarda tout le petit groupe autour du clan Purvis.

 

Les gardiens, Mark et Gina viennent se placer derrière Nikki. Ils allaient également intervenir, mais l’ex-détenue savait très bien que cela n’aurait que envenimé la situation. Alors pour les empêcher d’agir, elle avança vers Maxi.

 

Helen et Patricia arrivèrent à ce moment là.

 

Nikki : Ecoutez moi deux secondes toutes. Je ne suis pas là, pour foutre le bordel, bien au contraire. Je suis là, surtout pour que votre séjours aussi soit le plus agréable possible. Et croyez-moi, j’ai vécu de salle moment ici, et je ne le souhaites à personne. Vous voulez suivre ce que vous dis les Purvis, soit ! Mais ne venez pas après vous plaindre de se qu’il va se passer. Parce que la direction ne le tolèrera pas. Maintenant c’est à vous de voir.

Maxi : Mais on en a rien à foutre de ce que tu penses !

 

Mais les collègues de Maxi commencèrent à douter et peu à peu, elles reculèrent.

Nikki : Toi, peut-être, mais apparemment tes amies, sont un peu plus intelligentes… Alors, si j’étais à ta place, je rentrerais vite dans ma cellule sans faire de vague avant que les gardiens ne se fâchent. Parce que là, tu seras seule, vraiment seule !

 

Maxi se retourna auprès de ses amies, mais plus personne ne la regardait. Même Al hésitait, pour la première fois. Dans un dernier élan, elle se jeta sur Nikki. Mais Mark intervint juste à temps. Il l’a plaqua au sol.

 

Patricia à son tour s’imposa devant Helen, et demanda à ce qu’elle soit mise en isolement. Puis elle rejoint Nikki en lui demandant si tout allait bien.

Nikki : Oui, merci. Juste une emmerdeuse.

Patricia : Je crois que la directrice va vouloir exceptionnellement en parler avec toi.

Nikki : C’est elle qui décide.

 

Avant de rejoindre son amante, elle remercia les détenues de lui avoir fait confiance, et de ne pas être intervenue… Elle aurait aussi voulu remercier Mark, mais il accompagnait Maxi au mitard. Elle le ferait plus tard.

 

Elle rejoint Helen, qui avait les yeux coléreux. Sans nul doute, que son amante allait lui passer un savon… Elles marchent en silence, jusqu’au bureau d’Helen.

 

 

Karen essaie à nouveau de voir Fenner, il est toujours en isolement. Alors, elle explique qu’elle est une ancienne collègue, directrice d’une aile à Larkhall et demande à voir un responsable. Chose qu’on lui accorde. Elle apprend à demi-mot tout ce que Jim a du supporter dans sa cellule, mais que c’est dernier temps, il devient comme fou, dès que quelqu’un lui parle. Il est au mitard, pour tenter de faire passer sa colère et le calmer un peu, avant qu’il ne fasse une bêtise, qu’il pourrait regretter toute sa vie. Karen sort de là, anéantie. Elle ne le connaissait pas autant de violence. Mais malgré tout, elle ne pouvait pas le laisser comme cela… L’officier qu’elle venait de voir, avait s’en doute raison. Jim pourrait faire un geste malencontreux. Il fallait qu’elle voit Helen, elle-seule, pouvait l’aider à le sortir de là, enfin du moins le faire changer de prison. Elle avait des entrées au ministère…

 

Une fois sortit de la prison, elle tenta de l’appeler, mais le téléphone sonna dans le vide.

 

La porte du bureau d’Helen se referma derrière Nikki. Toujours silencieuses, l’ex détenue s’attendait au pire, et elle avait raison.

 

Helen : Que faisais-tu dans l’aile G ? (ton sec)

Nikki : Me détendre avec des amies. (sagement)

Helen : Que s’est-il passé ?

Nikki : Rien de grave. On discutait et Maxi a voulu jouer sa grande.

Helen : Tu n’avais rien à faire là-bas !

Nikki : Mais pourquoi m’en veux-tu ? J’ai contrôlé la situation. Et il ne sait rien passer de grave que je sache.

Helen : Tu es inconsciente, Nikki ! Imagine que TES amies soient intervenues !

Nikki : MES amies comme tu dis, ne sont pas intervenues parce que je leurs ai demandé comme pour TES gardiens. (Hausse le ton) Je savais que si tel était le cas, cela tournerait à l’émeute. Alors je ne vois pas ce que tu as à me reprocher !

Helen : Je ne te reproche rien. (se calme un peu face au haussement de ton de son amante) C’est juste que cela aurait pu effectivement tourner à l’émeute.

Nikki : Mais tel n’a pas était le cas, Helen ! Il va falloir que tu me fasses confiance, réellement, sinon, c’est clair qu’on va avoir de sacrés problèmes.

Helen : Mais je te fais confiance.

Nikki : Ah oui ? Alors pourquoi cette scène ? Je ne comprends pas pourquoi tu m’en veux, Helen !

Helen : Je ne t’en veux pas !

Nikki : Alors pourquoi je suis ici ?

Helen : Tu es ici, parce que tu n’avais rien à faire dans l’aile G, et que tout cela n’est arrivé que par ta faute !

Nikki : Pardon ? Je ne faisais que mon boulot, Helen. Quand tu étais à ma place, tu faisais pareil que je sache ? Alors, surtout ne me le reproche pas ! Et si tu es réellement persuadée que tout cela ai de ma faute, alors je n’ai rien à faire ici !

Helen : Nikki, attends…

 

 

Nikki s’en va en claquant la porte. Elle va dans son bureau, récupère ses affaires, et très en colère quitte la prison. Juste avant elle croise Patricia qui lui demande comme cela s’est passé.

Nikki : Mal. Je m’en vais, je crois que je n’ai rien a faire ici, finalement.

Patricia : Attend, tu ne peux pas partir comme cela. Elle a juste eu peur.

Nikki : Peut-être mais c’est comme cela.

 

Helen voit Nikki partir par sa fenêtre. Elle en pleure, bien sur qu’elle est allée trop loin. Mais elle a tellement craint qu’il lui arrive la même chose qu’à elle. Qu’une fois encore, elle n’a pas su gérer ces émotions. Pourtant elle pensait sincèrement que maintenant tout allait s’arranger. Que son amour pour Nikki ferait qu’elle ne douterait plus. Mais qu’est-ce qui lui a prit. Elle s’en veut, et ne sait pas du tout quoi faire maintenant.

 

Patricia rentre dans son bureau. Elle s’assoit sur une chaise, et regarde Helen sans rien dire. Elle connaît suffisamment son amie pour savoir que parler ne sers à rien à ce moment là.

 

Helen : Je suis une idiote.

Patricia : Je ne te le fais pas dire. Et maintenant ?

Helen : Je ne sais pas.

 

Elle s’assoit dans son fauteuil, face à Patricia.

Helen : J’ai foncé droit dans le mur.

Patricia : J’ai bien l’impression oui. Tu devrais essayer de la rattraper.

Helen : Je peux pas partir, que vont penser les autres ?

Patricia : Qu’est-ce qui est le plus important pour toi Helen ? Arrête de vouloir tout protéger. Il n’y a qu’une seule chose importante, c’est elle. Parce que sans elle, tu ne serais plus toi. Alors fonce ! Retrouves là. Et ne t’inquiète pas pour le reste, comme toujours, je m’en occupe.

 

Helen : Excuses-moi. Promis je vais éviter à l’avenir de te mettre dans l’embarras.

Patricia : Allez file !

 

 

Elle sortait de la prison dans sa voiture rouge, que son téléphone portable sonna. Karen tentait à nouveau de la joindre. Elle décrocha, même si elle en avait aucune envie.

 

Karen : Helen, Enfin j’arrive à vous joindre.

Helen : Ce n’est pas trop le moment là.

Karen : Il faut que je vous vois, c’est au sujet de Jim.

Helen : Passez à Larkhall cette après midi vers 14h, nous en parlerons si vous en avez tant besoin que cela. A tout à l’heure, Karen.

 

Elle raccrocha aussitôt, elle venait d’apercevoir Nikki qui marchait vers son bus. Elle s’arrêta à sa hauteur.

Helen : Nikki, S’il te plaît, monte.

Nikki se retourna. Des larmes coulaient sur ses joues. Helen n’est pas vraiment mieux. Ses yeux brillaient au bord des larmes également.

Helen : S’il te plaît.

Nikki accepta. Sans un mot. Sans même un regard. Et aucune phrases ne sortit de leur bouche jusqu’à leur arrivée chez elles.

 

La tension était très lourdes. Nikki en voulait à Helen d’avoir agi ainsi. Et Helen s’en voulait pour les mêmes raisons. Mais aucune des deux ne savaient comment lancer la discussion pour éviter tout nouvel heurt.

 

Nikki prépara un thé dans la cuisine, et Helen l’accompagna. Une fois encore sa main, s’ouvrait, se refermait.

Helen : Si je te dit que je suis une idiote, cela peut encore changer les choses ?

Nikki : Je ne sais pas.. Mais oui, tu l’es.

Helen : J’ai eu peur. Et je n’ai pas su… Ce n’est pas à toi que j’en veux, douxcoeur, c’est à moi.

Nikki : Hum ! Ecoute, je connais très bien ces femmes. Je savais qu’elle m’écouterait. Et pour Maxi, que voulais-tu que je fasses ? Laissez tes gardiens s’en occupaient ? Tu sais très bien comment cela se fini dans ces cas là…

Helen : Je sais. Je sais que tu as bien fait. Mais quand j’ai vu Maxi foncez sur toi…

Les larmes d’Helen ne tiennent plus. Nikki l’a prends dans ses bras.

Nikki : Shut, elle n’aurait pas eu le temps de me toucher… Je te l’ai dis, je sais me défendre. Et tes gardiens étaient là…

Helen : Je suis allée trop loin une nouvelle fois, je sais que je te fais du mal, et je ne supportes pas. Mes sentiments prennent le dessus et..

Nikki : Et si on disait que c’était des crises dû au bébé, tu crois que cela irait mieux ?

Helen : C’est une bonne excuse oui, mais…

Nikki : Helen, tu sais très bien que ce qui nous lie est très fort. Que le fait qu’on travaille ensemble, va forcément faire qu’il y aura des heurts parfois. Il va falloir que tu crois en moi, comme tu l’as toujours fait. Et surtout que tu arrêtes de vouloir me protéger.

Helen : Je vais la faire transférer de toutes façons !

Nikki : La seule personne que tu as eu le cran de transférer c’est moi, mon amour. Sinon, tu n’es pas comme cela, tu le sais très bien. Et puis, si tu aurais dû le faire, tu l’aurais fait lors de ton attaque, maintenant cela ne rime à rien.

Helen : Pardonnes moi doux cœur.

Nikki : A condition que tu ne recommences plus. Je te promets que je quitterais Larkhall si on doit encore se disputer à cause de cela. Tu m’es bien plus importante que tout, Helen…

Helen : Je t’aime, Nicola Wade.

 

Enlacées, elle ne se détachèrent que lorsque la bouilloire se mit à siffler. Mais juste pour l’arrêter. Elles avaient besoin de retrouver l’intimité qu’elles avaient perdus là pendant quelques heures. Il n’y a que là, ou Helen reprenait confiance en Nikki, et arrêtait de s’en vouloir.

 

Vers 13h30, toujours enlacées, mais dans le canapé cette fois, Helen se souvient d’un coup qu’elle avait donné rendez-vous à Karen dans peu de temps.

Helen : Il faut que j’y aille. Tu reviens à la prison avec moi ?

Nikki : Tu es sûr ?

Helen : Oui. Et puis, il va falloir que je m’y fasse, et le seul moyen c’est que tu sois là.

Nikki : D’accord, chérie. C’est toi la directrice…

Helen : Tache de ne pas l’oublier quand même… Doux cœur, une dernière chose… Même si j’adore les réconciliations sur l’oreiller, il va falloir qu’on pense à laisser le boulot à la prison. Sinon Patricia va craquer à un moment si à chaque fois on s’enfuit pour régler nos histoires…

Nikki : Hum, ton bureau ferme à clef non ?

Helen : Nikki !

 

 

Patricia, quand à elle, alla voir Maxi en isolement, elle voulait réellement savoir ce qui pousser cette détenue à être si agressive envers Helen et maintenant contre Nikki. Mais Maxi gardait le silence. Elle a déjà un rallongement de peine en rapport à son attaque sur la directrice. Et encore, elle s’en sort bien, parce que malgré tout, Helen a parlé en sa faveur alors qu’elle n’avait aucune raison. Mais à continuer comme cela, elle risquait le pire. Surtout qu’elle n’avait aucune raison apparente de faire cela. Et l’histoire de l’émeute était bien loin… Toujours sans un mot de la part de Purvis, Patricia décida qu’elle resterait 4 jours en isolement, elle avisera pour la suite, avec Helen.

 

Karen arriva à la prison en même temps que Nikki qui, cette fois-ci arriva la première. Helen attendant quelques minutes avant d’arriver à son tour…

 

Karen : Nikki ? Que faites-vous là ?

Nikki : Bonjour mademoiselle Betts. Je travaille là.

Karen : Ah bon ?

Nikki : Oui, j’ai repris le poste d’Helen pour les condamnées… Vous désirez la voir, je crois ?

Karen : Oui, c’est cela.

Nikki : Elle ne devrait pas tarder, mais venez, je vais vous présenter l’autre directrice de Larkhall.

Karen : Hein ?

Nikki : Helen vous expliquera cela mieux que moi, et puis, j’ai du travail à faire !

 

Nikki accompagna donc Karen jusqu’à Patricia, une fois les présentations effectuées, elle retourna dans son bureau, continuait à lire les dossiers qui lui restaient.

 

Patricia dirigea Karen jusqu’à celui d’Helen.

Karen : Les choses ont bien changé ici, j’ai l’impression.

Patricia : Oh oui ! Il a bien fallu s’adapter étant donné que vous ne donniez signe de vie…

 

Helen rentra dans son bureau, elle s’excusa de son retard.

Patricia : On parlera après du cas Purvis, Helen.

Helen : Oui. Mais tu peux rester si tu veux, tu es autant directrice que moi.

Patricia : Je sais, mais je crois qu’il faut que je retourne à l’aile G pour voir comment se comportent les détenues après le remue ménage de ce matin.

Helen : Ok, on se voit après alors.

 

Helen : Karen, désirez-vous un thé avant de commencer ?

Karen : Non, merci. Je voulais vous parler de Fenner…

Helen : C’est bien ce qui m’avait semblé comprendre dans votre message sur mon répondeur. Mais je ne vois pas en quoi je peux vous aider.

Karen : Ma demande va vous paraître certainement déplacer, mais… Vous êtes mon seul espoir, Helen.

 

Helen garde le silence.

Karen : Je sais que vous êtes proche du ministère. Et je souhaiterais que vous m’aidiez à faire transférer Jim Fenner dans une autre prison.

 

Helen : Pardon ?

Karen : Apparemment, il vit un enfer là-bas. Je sais qu’il vous a fait du mal, à vous, et à beaucoup de monde. Qu’il est aussi responsable de la mort de Rachel… Mais le fait d’être en prison, n’est-il pas suffisant comme peine ? Là, il est violenté constamment, frappé, et que sais-je encore. Nous ne l’accepterions pas si cela concerner une des détenues de Larkhall. Alors pourquoi le laisserions nous dans cette enfer ?

 

Helen : Je comprends mais que voulez-vous que je fasse. Je dirige cette prison, et je n’ai pas plus de pouvoir que cela. Je peux peut-être téléphoner au directeur de cette endroit mais en rien ce que je peux dire ou faire, ne changera quoi que ce soit, à la détention de Jim.

 

Karen : Je sais. Mais je ne peux décemment pas le laisser comme cela, malgré tout ce qu’il a fait. Je l’ai aimé. Vous pouvez comprendre cela vous ? Vous avez été capable de beaucoup de choses pour Nikki…

 

Helen : Oui, mais je ne vois pas le rapport. Nikki n’a jamais manipulé personne pour arriver à ses fins… Elle ne m’a jamais fait croire des balivernes…

 

Karen : Elle s’est quand même évadé de la prison, une fois, me semble-t-il ?

 

Helen : Vous comptez me menacer, Karen ?

Karen : Non. Mais vous n’avez qu’un coup de fils à passer, juste au moins essayer. Vous pouvez bien faire cela, Helen ?

 

Helen : Soit, je vais appeler le directeur de la prison. Voir ce qu’il est possible de faire. Mais écoutez moi bien, Karen. Je n’aime pas les menaces, et encore celle qui blesse d’autre personne que moi. Alors, une fois que cela sera fait, je ne veux plus entendre parler de vous ! Plus jamais !

 

 



Article ajouté le 2008-05-05 , consulté 78 fois

Commentaires


TERE le 05/05/2008 à 21:49:15
les 8 premiers chapitres sont très bon: l'intrigue avance rapidement. J'ai hâte de lire la suite!
louppy le 06/05/2008 à 02:27:39
j'ai été agréablement surprise de lire un nouveau chapitre,comme toujours,cest très bien écrit,j'aime bien ce qui arrive à Fenner,j'espère quil ne s'en sortira pas si facilement!
LisaMour le 06/05/2008 à 05:35:05
Merci bien Tere et Louppy :)

J'essaie en tout cas de garder du suspens, histoire de me dire que je vais clore la saison sur un super suspense lol :)
tif le 06/05/2008 à 12:14:04
Que veux tu que je dise encore?? loll
C'est tres bien comme d'hab
étoile le 07/05/2008 à 19:54:29
snif snif
jf'adore
LisaMour le 07/05/2008 à 20:08:09
Merci étoile, il ne faut pas pleurer m'enfin ;)

La suite dans quelques minutes ! Oui oui !

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